Si j’ai choisi WordPress, c’est notamment parce que c’est une application, un système, qui offre de multiples possibilités de personnalisation. Plugins, Widget, templates… Internet met à portée de mes aspirations les plus folles une quantité innombrable d’outils.
Et les forums d’entraide, les sites de supports (cot-cot-Codex), les blogs de fans sont autant de places publiques pour trouver les bons plans, échanger des astuces, se tenir informé des dernières mise à jours et découvrir les innovations fantastiques d’un monde en perpétuelle évolution. En parlant d’évolution, à peine étais-je décidée à installer mon premier WordPress qu’une mise à jour avait été produite, à peine avais-je commencé à l’explorer qu’une autre « update » m’était automatiquement proposée dans mon interface d’administration !
J’ai donc plein de possibilités à portée de main pour exploiter la bête, il me suffit juste de creuser un peu pour être sûre de ne pas me tromper d’outil, et comprendre comment l’utiliser. Figurez-vous que j’ai de la chance : j’ai les coudées franches pour m’organiser. Tous les jours je trouve un moment pour faire mes recherches.
Et pourtant…

— Google est mon ami… et mon clavier aussi
Vous vous en doutez, ces recherches ne sont pas vaines, car Google est mon ami ! Non, bien au contraire, je croule sous les liens, les notes, les références… C’est bien là le problème.
Tous les midis, du boulot, je fais du copier-coller dans un mail qui rassemble les fruits de ma précieuse récolte. Un petit classement par titres pour me repérer, des liens collés cash (je suis trop avide d’avancer pour m’embêter à insérer des liens dans ce fichu OutlookExpress), quelques mots-clés ou commentaires, et roule ma poule ! Je m’envoie tout cela à moi-même dans ma boite perso à la maison, agrémenté de beaux titres de messages aux noms évocateurs : « divers blog WP », « la moisson du jour », « WP liens et idées », « encore plein de trucs », « très peu aujourd’hui »… Le soir je réceptionne, et je range tout cela bien sagement dans des petits répertoire de ma messagerie (c’est Mail, pour ceux que cela intéresse pas).
Puis, de retour à la maison (je mange un peu tout de même, rassurez-vous), j’entreprends de vastes campagnes, des quêtes de plusieurs heures. Je suis devenue la championne des raccourcis, mes doigts volètent sur martèlent en couple (parfois un troisième larron se met de la partie, mais je vous assure qu’à deux doigts je suis capable d’aller très vite) mon clavier à toute vitesse, dirigent la souris à la vitesse de l’éclair, alternent de l’un à l’autre comme qui rigole.
Commande + N (oui j’ai un Mac, « Commande » c’est la touche magique du Mac, j’ai même encore le dessin de la pomme sur mon vieux clavier) pour ouvrir une nouvelle page. J’ai bien entendu configuré Firefox (« Feurfaillox, » dit mon fiston) pour qu’elle ne s’ouvre pas sur Google, mais sur une page blanche, car j’aime qu’elle jaillisse en un clin d’œil. Google est mon ami, mais un ami capricieux à l’ouverture : je déteste commencer à taper une recherche dans la barre de recherche de Feurfyox et me rendre compte que mes mots sont tronqués par l’ouverture et se poursuivent dans la zone de recherche de Google ! Voyez-vous, je suis trop pressée pour attende tranquillement qu’il s’ouvre. Mais bon, on va pas trop se plaindre, car tout de même, Google est mon ami.
— « Feurfaillox » est mon ami
Dans la zone d’adresse, je tape les premiers mots d’un site déjà repéré. C top, j’ai toutes les pages visitées sur ce site qui s’affichent en-dessous. Zut ! elle est passée où la page d’accueil ? Flèche du bas pour faire défiler… je les ai toutes, sauf la page d’accueil. Je n’ai pas gagné de temps et en plus le webmestre va avoir un super taux de hits sur une page que j’ai prise au hasard, la première dans ma liste.
Je parcours la toile, je trouve des tas d’infos, de recommandation, de descriptifs, de tutos… et de liens vers un ailleurs plein de promesses de trouvailles tout aussi délicieuses. CRTL + clic (ben oui, j’ai aussi une vielle souris mac, sans clic droit) pour ouvrir le lien dans un nouvel onglet. M*… c’est quoi tous ces sites qui m’ouvrent quand même dans une nouvelle page ? Tudieu, il y a même des sites ou chaque nouvel ouglet s’ouvre dans une nouvelle page !
Raaahh ! Encore une fenêtre de plus sur mon écran. Il a beau faire 21 pouces, il commence à s’encombrer. Un peu de ménage lui fera du bien… Allez, je réduis quelques pages en cours de lecture. Je me copie un lien tout chaud dans un nouvel onglet de ma page active : Commande + C dans la barre d’adresse ou CRTL + clic + « Copier l’adresse du lien », Commande + T pour ouvrir un bel onglet bien neuf, Commande + V pour copier le lien. Là, en quelques fractions de secondes, une fenêtre en moins ! Quand je vous dis que je suis la reine du raccourci… je suis aussi la reine de l’organisation, et y’a intérêt, sinon c’est l’engloutissement assuré.
Ah, mais j’en ai encore plein des pages intéressantes, qui me serviront sans doute un jour. Qu’en faire ? Comme être assurée de les retrouver ? Bon, c’est le moment d’organiser mes marque-pages (appelés aussi « signets » ou « favoris », dans d’autres navigateurs). Je suis la reine des marque-pages… dans Feurfaillox. Je sais, y’a plein d’outils pour les avoir en ligne, ce qui serait pratique quand je suis au bureau et m’éviterait de m’envoyer des mots doux à moi-même… Mais vous croyez que j’ai le temps de creuser AUSSI cette question-là, avec toutes les recherches que j’ai à faire sur WordPress, ses plugins, sans parler des sites dont le contenu est en relation avec celui que je vais proposer ? Je sais, je sais, j’y gagnerais sans doute en productivité, mais je me sens complètement dépassée.
— Indigestion du mulot dans le labyrinthe
En fait, tout ceci me donne le tourni. Je ne sais plus où donner du mulot. C’est le cas de le dire, car je me sens comme un rat de laboratoire coincé dans un labyrinthe. Un labyrinthe fait, non pas de long couloirs interminables, mais de tout une série de petites portions avec une multitude d’ouvertures : laquelle choisir ? celle-là ? allons-y ! ah tiens celle-ci a d’autres portes ouvertes vers là-bas, d’autres pistes à suivre, allons-y ! intéressant… d’ailleurs cela complète ce que j’ai vu avant… oui, mais comment y retourner ???
Bon dieu, et ce fromage, j’en ramasse des miettes jusqu’à l’indigestion, j’en fais une boulimie, et je ne sais plus vraiment lesquelles me sont le plus nécessaires, celles dont j’ai vraiment besoin pour alimenter mon blog. Je grignote, j’accumule, mais sans vraiment passer à table (et oui ma bonne dame, les traditions français se perdent !).
Et maintenant je récolte aussi des infos sur Twitter. Des liens par fournées, à la fréquence d’une toute les 2 minutes ou presque, et encore, ce n’est que parce que je ne « follow » qu’une vingtaine de « tweetstreams », sinon vous imaginez ? Je repère les « influenceurs » à la pointe des dernières trouvailles, je remonte le fil du buzz que j’ai loupé, je grappille des minis URL à qui mieux-mieux, je Commande + T frénétiquement pour aller voir ces merveilles. Feurfaillox déborde d’onglets à en planter ! Ah parlons-en, des minis URL : pas moyen de savoir quelle est l’adresse sans l’ouvrir, puisque c’est codé pour tenir dans un message de 140 caractères. Et vous savez quoi ? Le pire c’est que dans Twitter, on peut juste bookmarquer un tweet dans ses favoris, pas moyen d’organiser, de classer !!!
[Soupir]
Oui c’est sûr, le net fourmille de ressources pour les blogueurs, il suffit de cliquer pour en ramasser des pelletées, toutes plus intéressantes les unes que les autres. Va falloir que je fasse quelque chose de tout cela, maintenant…








