Valentin de Geekeries.fr est une sorte de forcené de WordPress : il teste et présente tous les plugins WordPress qui lui tombent sous la main.
A ce jour, il en a 300 dans sa besace, dont une trentaine en fonction sur son blog ! Et pourtant celui-ci existe depuis moins de deux ans. Sans doute vous ferais-je un jour le portrait de cet étudiant en graphisme qui ne manque pas d’idées et d’engagement (la Galaxie WordPress, c’est lui et ses amis)…
Mais tant que cela fait partie de mon actualité, j’ai souhaité d’abord lui demander quelques conseils destinés aux néophytes pour une bonne utilisation des plugins (comme ça j’en profiterai aussi… afin d’être complètement au top !).
Nous allons donc voir à quoi cela sert, comment les "doser", où repérer leurs traces dans le code… et aussi ce que signifient quelques mots barbares employés par les initiés. Valentin nous livre quelques "trucs" qui rendront peut-être même service à certains utilisateurs plus familiers de WordPress !
Bonjour Valentin. Quand on construit son premier blog sur WordPress, on est impressionné par le nombre de plugins disponibles. A quoi servent-ils et comment les choisir ?
Salut ! En fait, au démarrage d’un blog, c’est souvent le "foutoir", du moins pour certains blogueurs. Lorsque j’ai commencé, j’avais un blog basique sans grand intérêt. Le jour où j’ai voulu rendre les choses plus professionnelles en abordant le sujet "WordPress", j’ai utilisé les plugins pour avoir un blog plus structuré.
Les plugins sont vraiment utiles, certains vous aident à améliorer votre blog en quelques clics. A ce propos, j’ai écrit un dossier complet sur comment améliorer l’ergonomie de son blog, dans lequel j’explique quelle démarche avoir, par exemple de quels widgets et autres gadgets superflus on peut se dispenser !
Pensez toujours au visiteur et non à votre personne. Un blog doit être lu par du monde : si votre blog contient des widgets inutiles à vos visiteurs, vous vous trompez d’objectif. Mais quelques-fois, un blog aura recours à tel ou tel plugin pour garantir un contenu de type professionnel et une navigation parfaite. Il existe des petits plugins très sympas qui permettent d’ajouter des colonnes, des messages personnalisés indiquant si l’article est très ancien ou encore un message personnel à adresser à vos lecteurs dans certains articles. Le chiffre peut monter assez vite…
Y’a-t-il un nombre raisonnable auquel se limiter ?
Je pense qu’une vingtaine ou une trentaine de plugins (si vous les utilisez chaque jour) est plutôt raisonnable. Pensez à les mettre à jour et supprimer ceux qui ne servent pas.
On peut ressentir une sorte de boulimie de plugins… Que recommanderais-tu pour ne pas se laisser déborder ?
Pour éviter une overdose de plugin et faire le tri, demandez-vous simplement : "Est-il vraiment utile d’afficher un tel module ?" ou "Et si j’arrivais à le faire sans plugin ?". Google est un moteur de recherche très puissant, il est très facile de trouver une méthode plus simple et sans plugin.
Je vous donne deux exemples, que vous pourrez consulter sur mon blog : Afficher les articles similaires en image et sans plugin ! et Afficher sa communauté.
J’ai cru comprendre qu’il fallait se modérer pour ne pas trop ralentir son blog…
Le visiteur n’aime pas attendre, il aime naviguer vite et bien. Afficher l’essentiel en quelques secondes est un plus pour un blog, et une impression de lenteur peut avoir un très mauvais impact sur la fréquentation. Pensez à l’ergonomie et à l’architecture des modules que vous insérez pour optimiser la visibilité de ceux-ci.
Et comment sait-on si un plugin va peser "lourd" ou pas ? Comment gérer tout cela ?
Un plugin lourd ? Cela dépend de quel côté on se place…
Du côté de l’administrateur, il existe des plugins très complets pour améliorer l’administration, mais qui ralentissent la gestion du contenu de votre blog. C’est un choix à faire.
Concernant l’affichage de votre blog, essayez de ne pas insérer des modules inutiles en JavaScript, ils risquent de mal fonctionner si vous en installez trop. Ceux-ci sont facilement repérables. Il vous suffit simplement de regarder sur la fiche de présentation du plugin (généralement disponible dans la bibliothèque de plugins WordPress) s’il utilise une certaine librairie JavaScript. Si vous ne le trouvez pas sur la fiche, recherchez dans les fichiers sources du plugin (dans l’éditeur d’extensions). Quelquefois, un simple dossier "JS" (par exemple) est inclus dans le dossier du plugin.
Pour ceux qui veulent aller plus loin, il existe un code affichant le temps de chargement des requêtes. Ce code est à insérer de préférence dans le pied de page de votre blog WordPress (footer.php) juste avant les balises "</body></html>".
<?php echo get_num_queries(); ?> requêtes en <?php timer_stop(1); ?> secondes
Beaucoup de plugins, pour ne pas dire tous, insèrent malheureusement contre notre gré du code JavaScript et/ou CSS dans notre "haut de page" (header.php) grâce à la fonction "wp_head". Cela ralentit le blog si tous les plugins installés ajoutent de tels codes. À chaque installation d’un plugin, vérifiez bien le contenu de votre page d’accueil (code en html), pour savoir si le plugin installé n’a pas inséré un code. Si c’est le cas, essayez de chercher, dans le code source du plugin, des actions de ce type :
"add_action(‘wp_head’, ‘actionduplugin’);"
Ce code va en fait ajouter automatiquement la fonction "actionduplugin" dans l’entête de votre blog. Supprimez simplement ce code et insérez le code brut html dans votre "header.php" (il faut en avoir fait une sauvegarde !).
Et cela se ressent, du côté du visiteur, s’il y a trop de plugins ?
Du côté du visiteur, un plugin ne peut pas ralentir sa navigation, sauf si celui-ci contient des fichiers JavaScript.
Je prends un exemple simple d’un formulaire de contact en Ajax, qui repose sur sur ce langage. Il est peut-être très performant et facile d’utilisation, mais pour afficher la page de contact et pour envoyer un simple e-mail cela peut prendre 10 secondes au lieu de 1 seconde.
Pour savoir si un plugin sera lourd ou pas ? Bonne question, je pense qu’il suffit simplement de le tester pour en avoir le cœur net. C’est ce que je fais en tout cas.
Au fait, tu cites des mots barbares tels que "Ajax" et "JavaScript"… Souvent dans les présentations de plugins on voit aussi "JQuery" de mentionné. Qu’est-ce que tout cela signifie ? Des plugins de ce type demandent-ils des pré-requis pour pouvoir les utiliser ?
Ces plugins sont très intéressants, car ils utilisent des technologies pour simplifier et accélérer le chargement ou l’envoi de contenu. Ces technologies sont de plus en plus utilisées dans la gestion des options des plugins WordPress. Récemment, j’ai testé « KishMulti » qui permet de gréer plusieurs blogs sur une seule installation. L’administration du plugin est entièrement en Ajax et c’est vraiment extra. Grâce à la technologie "Ajax", le plugin devient une vrai application web, synchronisant ainsi plusieurs systèmes d’informations en toute transparence pour le visiteur.
Normalement les plugins utilisant du JavaScript ne nécessitent pas de connaissances particulières, tout devrait fonctionner lors de l’utilisation du plugin. Ils sont souvent sous forme de « Widgets » à insérer dans la colonne latérale de WordPress (sidebar.php).
jQuery est nativement dans WordPress ce qui est déjà pas mal. jQuery rassemble simplement et en un seul fichier unique un ensemble de bibliothèques JavaScript pour simplifier l’utilisation des différents effets internes à WordPress.
Tu disais tout à l’heure que parfois un simple code pouvait remplacer un plugin. Dans quels cas est-il préférable de mettre une ligne de code plutôt que d’installer un plugin ?
Il est préférable d’insérer des lignes de codes lorsqu’on y est obligé ! Je m’explique. Si vous avez trouvé un code permettant de faire quelque chose qu’aucun plugin n’est encore capable de faire, ou, comme dit tout à l’heure, si vous avez trop de plugins, il est préférable d’utiliser un code, ce qui évite de surcharger votre blog.
Notons qu’un plugin utilise souvent la base de données pour stocker des informations (plugin complet). Ces plugins sont souvent très complets et certains permettent de stocker les différentes informations de vos membres, de vos visiteurs ou de vos clients.
Que recommanderais-tu à ceux qui n’osent pas trop "mettre les mains dans le cambouis" et ont peur de faire des bêtises ?
Pour les novices le mieux est d’installer un blog d’essai. En local, c’est-à-dire sur votre machine, ou bien sur un serveur. Si vous avez un espace pour héberger un blog WordPress personnel pour tester les différents plugins et codes trouvés sur le net, c’est le top !
Certains plugins fonctionnent en local et d’autres sur le serveur. Si vous souhaitez l’implémenter dans votre blog de tous les jours je vous conseille de créer un blog en ligne, pour ne pas avoir de surprise. En effet, après avoir testé pendant plus d’un an des centaines de plugins WordPress, j’ai remarqué que certains d’en eux ne fonctionnent pas du tout en local (sur votre ordinateur) mais correctement sur le serveur, ou inversement. Cela est dû à la configuration de l’installation locale et/ou de votre serveur web.
Merci Valentin d’avoir répondu à nos questions !
Merci pour l’interview et à bientôt !
Valentin Brandt
Graphiste & Blogueur
http://www.geekeries.fr
http://twitter/Geekeriesfr




Ce sujet du choix des plugins tombe bien !
J’ai justement un "Fatal error: Out of memory" lorsque j’essaie de mettre à jour l’un de mes plugins…
Donc, je m’apprête justement à faire un peu de ménage
@devzone : Bravo ! vous êtes le premier commentateur de ce blog ! vous avez gagné ma reconnaissance…
Malheureusement, moi dans cette histoire, je suis juste le “candide” qui n’a pas peur de poser des questions, donc je ne saurais trop vous recommander de contacter Valentin pour lui demander s’il s’explique votre “Fatal error”. A vue de nez on dirait effectivement que vous avez été un peu gourmant et que maintenant il faut évacuer un ptit peu
Merci pour ta reconnaissance
Ce n’était pas une question, j’ai effectivement trop de plugins…
Pour info, WordPress Channel a publié une liste de 20 plugins WordPress indispensables en 2010.