[Découverte] “Un brin de causette” avec les sans-abris… mais que fait Sarkozy ?

Un brin de causette

Un brin de causette

Nom du blog : Un brin de causette

Auteur : Joseph MAINDRON,  bénévole à l’association  “Un Brin De Causette “

Plate-forme : Haut & Fort

Sujets traités : le quotidien des sans-abris et mal-logés, l’actualité des associations, l’action du Samu social, les initiatives des particuliers, les mesures prises dans les villes, les questions sociales et politiques.

Ce qui m’a tapé à l’œil : la démarche d’information (notamment le travail de revue de presse) sans misérabilisme, la diversité des initiatives présentées, la réflexion citoyenne et politique, la clarté et la simplicité de l’expression. Une approche digne, qui nous rappelle au passage que nous pouvons tous à l’occasion faire preuve de soutien moral vis-à-vis des sans-abris et mals logés.

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Et c’est pas tout ! Cette découverte me donne aussi l’occasion de vous parler aussi de promesses électorales…

— Pourquoi ce thème ?

Comme nous sommes à la veille de Noël, j’avais vaguement à l’esprit l’idée de mettre en avant un blog parlant de solidarité. Mais je n’ai pas vraiment cherché. J’aime me laisser voguer au gré des courants (enfin au fil des liens, devrais-je dire) pour découvrir des blogs. J’ai donc laissé venir.

L’autre jour justement, j’ai cliqué, comme je le fais souvent (et je vous invite à faire de même, cela peut réserver de belles surprises), sur le lien d’un pseudo dans un commentaire qui m’avait plu (malheureusement je n’ai pas retrouvé sur quel blog j’étais).

Et je suis arrivée sur Un brin de Causette, qui m’a intéressé pour les raisons que je vous ai données plus haut, et qui représente bien pour moi un encouragement à une plus grande solidarité.

Curieuse de voir ce que la blogosphère avait à raconter sur le sujet des sans-abris, j’ai ensuite lancé Google en chasse.

— Je vous invite aussi à relayer un coup de geule…

Je suis alors tombée sur cette initiative de Béa et Lucien, “Aidons les sans-abris“. Avec leur “aminaute” Pat59, ils nous invitent à dénoncer le scandale de la mort de sans-abris, en terminant un billet par “la fameuse phrase du candidat Sarkozy lors d’un discours de campagne, pour prouver que nous ne faisons que rappeler une promesse à tenir“.

Dans la foulée AliciaBx a invité à transformer le coup de gueule en chaîne, et vous retrouverez chez elle une liste de blogueurs l’ayant relayé.

Je participe donc à mon tour. Car si les promesse n’engagent que ceux qui y croient, ce n’est pas une raison pour ne pas demander des comptes à ceux qui ont exploité la sensibilité des électeurs avec des discours auxquels ils ne croient pas eux-mêmes, et surtout qui ne sont pas suivis d’actes tangibles :

Je veux, si je suis élu président de la république, que d’ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid. Parce que le droit à l’hébergement, je vais vous le dire, c’est une obligation humaine.

Mes chers amis, comprenez-le bien : si on n’est plus choqués quand quelqu’un n’a pas de toit lorsqu’il fait froid et qu’il est obligé de dormir dehors, c’est tout l’équilibre de la société où vous voulez que vos enfants vivent en paix qui s’en trouvera remis en cause.

Nicolas Sarkozy
le 18/12/2006

Comment ne peut-on pas être d’accord avec cela, hein ? Seulement où en est-on 3 ans après cette belle déclaration ?

J’invite Océane et Fouad à relayer le coup de gueule en faveur des sans abris, et à faire un billet sur le sujet, si cela les inspire. J’aurais bien tagué Nicolas (d’autant plus que je lui dois mon premier tag, il a une dette !), mais comme il est en froid avec AliciaBx, il risque de m’envoyer paître…

> Autres références glanées sur le même thème :

Un temps de retard, journal de bord d’une mère sans logement (septembre 2008 – septembre 2009). Extrait :

Je vis seule avec deux enfants de 2 et 6 ans et je suis sans logement depuis plus de sept mois. J’attends depuis quatre ans un logement social de la mairie de Paris qui ne semble jamais vouloir venir. J’ai dû quitter l’appartement que nous occupions en janvier dernier. Depuis, nous avons habité chez des amis et depuis huit jours je trimballe mes enfants de logements d’urgence en appartements de secours. (…)

J’ai décidé d’écrire chaque semaine où j’en suis, un petit journal de bord pour moi-même mais aussi pour que tout le monde comprenne ce que ça veut dire concrètement, d’être sans logement aujourd’hui à Paris.

Le tag “SDF” sur Social et sociétal, “un petit blog pour tenter de rendre compte de quelques faits de société…” et chez qui j’ai chipé cette liste des plus grosses associations engagés sur le thème du logement :

12 réponses à [Découverte] “Un brin de causette” avec les sans-abris… mais que fait Sarkozy ?

  1. [...] This post was mentioned on Twitter by See Mee, See Mee. See Mee said: Sur #BExpce "Un brin de causette" avec les sans-abris… mais que fait Sarkozy ? http://bit.ly/8XVNf1 [...]

  2. Otir dit :

    Il y a quelque chose que je ne comprends plus très bien avec les Français (en général, oui, je sais faire des généralisations quand je veux ! :) ) c’est pourquoi on voudrait que ce soit à un Président de la République de faire quelque chose ? Cette tendance à tout régaliser m’agace au plus haut point ! Parce qu’au final, cela permet de se déresponsabiliser à bon compte.

  3. M1 dit :

    Eh ben ça il en a dit de belles paroles le sarko ! il y en avait pour tout le monde !
    Mais bon, y a du nouveau, Carla est devenue copine avec un sdf !

    Joyeux Noël ! : )

  4. Océane dit :

    C’est une belle idée. Je vais voir ce que j’en fais !

    @ Otir, en fait il ne s’agit pas du Président en tant que tel, mais de l’idée de solidarité républicaine, des valeurs d’égalité et de fraternité. La constitution de la Vième République porte ces Principes Généraux du Droit, et les valeurs sociales du Conseil Nationale de la Résistance. C’est un héritage important, qui tend à être oublié !

  5. Otir dit :

    D’accord Océane, je comprends. Il s’agit d’une valeur républicaine, celle de solidarité, ou fraternité qui est écrite aux frontons, et répétée dans l’apprentissage de notre héritage commun.

    Maintenant, dans le titre, même s’il s’agit d’une accroche ou d’une boutade, j’en suis fort consciente, il y a tout de même le véhicule de la culture ambiante, et vue de loin (j’ai bien précisé que je généralisais sans vergogne), il y a pour moi une forte impression de déresponsabilisation collective, pour faire de la caricature, c’est un peu entendre “mais que fait le gouvernement ?” quand en réalité, la solidarité, la fraternité, sont des actions personnelles, militantes, concrètes, et les liens que cite See Mee en sont des exemples particuliers (pas exhaustifs bien sûr), qui sont sur le terrain, et pas seulement pendant les grands froids ou les fêtes de fin d’année.

    Les “coups de gueule” sont ce qu’ils sont, des coups de gueule. Les associations méritent plus que des coups de gueule, elles comptent sur l’investissement personnel de ceux qui sont prêts à faire autre chose que des coups de gueule, nécessairement éphémères, et vite noyés dans le bruit qu’ils génèrent.

    Je ne veux surtout pas me poser en donneur de leçons, ce n’est pas mon propos ! Je crois énormément au pouvoir individuel, et je trouve que les outils, notamment avec les réseaux sociaux, permettent de faire le travail qui est nécessaire, si tant est qu’il ne se limite pas justement à ces “coups de buzz” si à la mode. Nos énergies sont limitées, ne les dilapidons pas inutilement quand elles peuvent être mises au service du bien !

  6. See Mee dit :

    Avec la famille à la maison, j’ai un peu négligé mes commentateurs ! Je vois qu’un débat s’est lancé sans moi, c’est pas mal après tout. Mais me revoici donc…

    @Otir : Mon billet et ma participation à ce “coup de gueule” ne signifient pas que je considère que tous les problèmes sont de la responsabilité du président.

    J’attirais surtout l’attention sur ce que certains FONT sur la précarité des mal-logés ou SDF, en le mettant en opposition avec les grands discours… ma manière à moi de contribuer à une prise de conscience.

    @M1 : De belles paroles, c’est bien ça le problème, qui engageaient plus qu’un simple “Joyeux Noël” (que je retourne néanmoins avec plaisir !) ?

    @Océane : Fais-en ce que tu veux, il n’y a pas d’obligation. Et oui, merci de rappeler nos héritages et valeurs.

    @Otir(2) : Et bien pour une fois nous ne sommes pas 100% d’accord ! Je ne pense pas que “la solidarité, la fraternité, sont des actions personnelles, militantes, concrètes”. Enfin PAS QUE. Je crois comprendre que tu veux nous renvoyer à notre propre capacité à agir, et là j’agrée. Faire connaître une asso via son blog est un tout petit pas, je te l’accorde (et d’ailleurs un seul visiteur a cliqué pour l’aller visiter…). Mais je ne crois pas que relayer sur ce thème soit complètement vain, y compris en attirant l’attention sur la flagornerie politique du président. Parfois, tu sais, même si c’est malheureux, les retours d’opinion ont plus d’impact qu’un travail de fourmi…

    Je ne crois pas que Océane ait simplement voulu rappeler une valeur, mais plutôt dire que la solidarité est aussi de la responsabilité de l’Etat.
    D’une part l’Etat existe entre autres pour donner du poids, de l’efficience à une action pour le bien collectif. Parce que l’on ne peut pas que renvoyer les individus à leurs responsabilités, surtout dans des domaines qui ne sont pas les conséquences de nos propres choix de vie (mais de nos choix politiques, oui, plus souvent).
    100 000 sans-abris en France, n’est-ce pas une conséquence (certes parmi d’autres causes…) et/ou une insuffisance d’une politique (sociale, salariale, d’habitat…) qui dépasse parfois les capacités d’action des simples citoyens, y compris celles d’associations de terrain très dévouées ?

    • Otir dit :

      Attention, je n’ai surtout pas voulu dire que je trouvais ça vain de relayer les activités des associations, et par conséquent d’en parler, ou de faire un lien vers leur site. Après tout, ici, nous sommes sur le web, donc nos actions sont en rapport avec le lieu d’où nous nous parlons.

      Donc, je pense que tu as très bien fait, et de participer à cette chaîne, et de t’en faire l’avocate, et que cela consiste en une action concrète.

      J’ai réagi, et continue de réagir à l’effet de titre, qui n’est pas propre à ton billet, mais un effet que je ressens assez souvent quand je lis les réactions à des phénomènes perçus comme durs : à savoir le “mais que fait le gouvernement ?” ou le rappel des promesses électorales, etc. utilisant beaucoup d’énergie à démontrer comment les hommes politiques, une fois élus, semblent avoir oublié les promesses qu’ils ont utilisées comme arguments électoraux.

      Mais à ce niveau, c’est un peu facile, parce qu’on le sait bien que l’action militante qui permet effectivement aux choses de changer n’est pas fonction des discours électoraux.

      Je crois qu’il faut se rapprocher véritablement de ceux qui sont sur le terrain (et je n’en fais pas partie, en ce qui concerne la problématique des sans-abris) pour savoir exactement de quelles responsabilités on parle.

      Tu as peut-être raison, à savoir que peut-être les retours d’opinion ont plus d’impact que le travail de fourmi, mais de mon côté, et j’assume que c’est un choix idéologique, je crois plus au travail de fourmi qui mérite mon respect que les élans toujours trop sporadiques, et bien souvent conjoncturels (l’hiver on parle des sans-abris, moins souvent l’été, quand on trouve que les tentes font désordre dans le paysage comme ça a été le cas il y a deux étés si je me souviens bien).

      Et puis, je suis bien d’accord qu’on n’est pas responsable de la situation ! oui, c’est la conséquence d’un système et de politiques sociales qui ont créé des problèmes insondables de logements et de déséquilibres qui vont grandissant.

  7. Océane dit :

    @Otir, je comprends ton point de vue, et disons que je te rejoins sur la nécessité de ne pas déresponsabilisé l’action de chaque individu: nous sommes sur uen même Terre et donc responsable les uns des autres (oui, je suis parfois naïve..)

    Mais c’est important pour moi de mettre en maitre d’oeuvre de cette responsabilité collective l’ Etat. J’y vois une nécessité car nous ne sommes pas tous dans la même situation au regard de la solidarité “de proximité” on va dire.
    Tout le monde n’a pas une famille, des amis, hélas, et quand bien même nous ne sommes pas tous en capacité de venir en aide de manière équitable et en permanence.
    Et puis en tant que femme de Gauche je suis pour la redistribution, garante de l’équité et de l’égalité (oui, des fois je rêve aussi…). Le fait de payer des impôts doit servir non pas à renflouer des groupes industriels ou des banques qui ne voient que leur intérêt immédiat et particulier, mais doit servir à financer des hôpitaux, des abris, de la solidarité en un mot.
    Et puis certains à Droite souvent, ont opposé cette notion de solidarité nationale à celle de préférence locale, Comme Le Pen qui disait préféré sa famille à ses voisins, ses voisins à des étrangers etc.. Etc… Chirac avait tenu des propos à peu près similaire autour de la Corrèze il me semble.
    Bref dans mon idéal, la solidarité nationale ne choisit pas ceux qu’elle va aider, elle est non-partisane. le souci de laisser trop de place à des initiatives individuelles, c’est le risque de laisser des gens en rade, car non-conforme à une certaine morale ou image.

    Voilà, et pardon pour ce pavé See Mee !

    • otir dit :

      @Océane, allez, on va toutes les deux faire comme si See Mee était très contente qu’on utilise ses commentaires pour une discussion politique en largeur et en longueur ! :-)

      En fait, je ne suis absolument pas en désaccord avec toi sur les notions de gauche, et de droite, les différences fondamentales de vision de la solidarité, et de la responsabilité de l’Etat dans la gestion de cette solidarité. Je suis, je crois, comme toi, en faveur de la distribution de cette solidarité de la façon la plus équitable possible, et non pas en fonction, très aléatoire, des réseaux personnels de chacun, et par conséquent des chances données à chacun à la base d’avoir développé – ou pas – ces réseaux.

      (En revanche, je ne pense pas que le risque principal des initiatives individuelles soit celui de laisser les gens en rade pour des raisons de morale ou d’image. On retrouve ce même risque dans la solidarité nationale, qui ne tient pas compte toujours des réalités individuelles, des capacités à naviguer l’administratif par exemple, qui par essence est un très puissant laminateur, et finit par également désavantager des catégories entières d’individus qui ne rentrent pas dans une certaine “norme”, au nom de l’égalitarisme – mais c’est une encore tout autre discussion !)

      Pour en revenir à ce qui m’avait initialement amenée à réagir ici, cela tient au lieu, et à la place d’où l’on parle, en tant que blogueurs, nécessairement en position individuelle pour moi, sinon, il faut que l’on se situe à l’intérieur d’une organisation, ou d’un organe politique pour tenir un discours sur les responsabilités politiques nationales, etc.

      Je crains que l’effet grisant de la liberté de notre expression / opinion-café-de-commerce nous fasse oublier le poids de cette liberté, à savoir le risque de gaspiller notre énergie – individuelle – à seulement vitupérer ou pour utiliser un terme moins péjoratif à seulement nous scandaliser sans que cela n’aboutisse à la moindre action. En d’autres termes, ce qu’on appelle en américain le lip service (ce qui veut dire, en gros, “pour la forme”, mot-à-mot “servir des lèvres”) et non quelque action véritablement puissante, sur le plan individuel.

  8. Otir dit :

    @See Mee : merci infiniment pour la mention et le renvoi à mon blogue à propos du travail de sensibilisation que j’essaye d’y faire toujours, à propos de l’autisme notamment, mais pas seulement : j’utilise le cas de l’autisme qui m’est proche et bien connu pour aussi illustrer tout ce qui touche au fait d’être différent.

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