J’aime utiliser Twitter pour les échanges qu’il donne l’occasion d’avoir avec des inconnus.
Seulement voilà :
parfois il suffit d’un petit tour "juste pour voir" sur la timeline pour y passer finalement sa soirée.
Non que je le regrette, car j’y prends généralement du plaisir.
Mais cela peut me poser un problème quand j’ai d’autres projets aux bénéfices moins immédiats mais peut-être plus "valables" que simplement me donner du bon temps.
Ecrire pour mon blog par exemple… ou faire avancer les travaux de la maison !
Alors parfois je triche, ou plutôt je feinte, je développe des techniques de contournement qui m’évitent d’être happée par la timeline.
Procédés qui hélas font que je suis sur Twitter sans l’être… et peuvent donner l’impression que je boude tout le monde !
— Twitter ne se refuse pas… mais j’apprends à doser
Je vous vois venir… le plus sage serait de ne pas ouvrir Twitter, n’est-ce pas ?
Sauf que mon blog et Twitter sont étroitement liés :
- mon lectorat provient essentiellement de Twitter, j’ai donc intérêt à l’informer de la publication de mes nouveaux billets (50% de mon trafic, ainsi que je l’ai déjà mentionné),
- j’ai noué des liens avec d’autres twitterriens qui apportent de la qualité à mon blog, en venant notamment l’enrichir de leurs commentaires (merci à eux !), ces liens s’entretiennent,
- Twitter est une ressource : j’y découvre de nouveaux blogs et me construis petit à petit une culture du web bien utile quand on a un blog sur le blogging.
Même avec modération, Twitter m’est donc devenu indispensable. Mais d’une manière un peu paradoxale : s’il m’alimente, il faut cependant que je veille à ne pas tomber dans une boulimie qui rende mon blog, lui, neurasthénique.
J’y vais donc parfois en catimini. Cela peut être pour annoncer vite fait un billet que je viens de publier, avant de vaquer à d’autres occupations.
C’est aussi le cas quand je vais faire un tour sur Twitter du boulot, à l’occasion d’une courte pause cigarette : de mon iPhone, je lis les tweets de mes amis sans rebondir (même si c’est très tentant, je résiste !), ou je clique sur quelques liens de passage et les retweete sans communiquer personnellement sur la timeline publique.
— Twitter ne se néglige pas… mais j’essaye de me donner des priorités
De plus, il y va de mes rapports sur Twitter comme dans la vie : la qualité relationnelle repose à la base sur la politesse et la capacité à accueillir.
Quitte à ce que cela déplaise à certains, je tiens à remercier chacun pour ses followfridays et retweets, pour les ajouts de mon compte dans une liste, et pour saluer tous mes nouveaux abonnés.
Pour ces derniers qui possèdent un blog, j’ai institué un rituel de bienvenue : pour m’assurer qu’ils reçoivent bien mon invitation à présenter leur blog, je rédige un message en citant chaque bénéficiaire.
Cela prend du temps et demande une certaine méthode pour aller visiter chaque blog et n’oublier personne.
Cela peut même s’avérer fastidieux quand ils sont nombreux sur une seule fournée, comme la semaine dernière où en deux jours j’ai eu une cinquantaine de nouveaux abonnés, à la suite d’un billet (Comment je choisis qui suivre sur Twitter) signalé par @jeanlucr.
Du coup, prise par cette activité un peu ingrate mais choisie, j’ai un peu négligé mes "twittos".
J’ai de plus bien conscience que cela produit une timeline très peu interactive et guère attractive pour ceux qui ne sont pas concernés. Mais gérer cela en message direct (DM) m’obligerait à le faire compte par compte, sans parler de l’impossibilité d’envoyer des DM à ceux que je ne suis pas moi-même.
Quand je n’ai pas le temps de faire autre chose que ces "politesses", je gère cela depuis ma page "followers" et je n’ouvre qu’une fois la timeline publique sans la réactualiser, pour y envoyer mes "KDO".
Je m’empêche, que dis-je, je m’interdis souvent d’y suivre les conversations tant que je n’ai pas fini cette tâche, ou l’écriture d’un billet que je tiens à publier rapidement.
— Twitter ne s’ignore pas… mais j’essaye de m’organiser
Ce n’est pas parce que je n’ai pas toujours le temps de tweeter que je ne suis pas connectée. Simplement, je m’arrange dans ce cas pour ne pas y être connectée directement.
1. Je reçois des alertes pour les mentions de mon compte
C’est là la nuance : même quand je n’y suis pas, je peux à tout moment (bon pas quand je suis en réunion ou en voiture, ok…) répondre à quelqu’un qui me mentionne.
J’imagine que personne n’a oublié de paramétrer son compte pour recevoir une alerte par e-mail lorsqu’il est mentionné ou reçoit un DM ? Si vous faites partie de ces étourdis, voici à quel endroit le faire…
J’ai couplé mon compte Gmail avec un service d’alerte par SMS (Mail 2 SMS, voir ici et ici). Cela a parfois des ratés, mais en général je reçois dans la demi-heure un message sur mon téléphone m’indiquant que j’ai reçu un nouveau mail.
Si je suis disponible, je peux donc répondre immédiatement à ceux qui s’adressent à moi sur Twitter. Si je ne le suis pas, je marque le mail reçu pour ne pas oublier de faire une réponse plus tard.
Autre astuce : si je suis devant mon ordinateur (par exemple à rédiger un billet ou faire une recherche), il m’arrive également de laisser ma page "Twitter / @BlogExperience" ouverte. Dès que mon compte reçoit une nouvelle mention, cela est visible sur l’onglet.
Surtout ne pas céder à la tentation d’ouvrir la page d’accueil ! Ou alors en laisser une ouverte il y a longtemps (par exemple le matin même…), une si "vieille" qu’il y a 259 tweets non lus : à ce stade un tweet de plus cela ne vous fera plus ni chaud ni froid…
2. J’organise ma veille…
Je suis certaine qu’il existe des méthodes beaucoup plus élaborées, mais celles que je pratique suffisent à mes besoins : elles sont basées sur les pages de résultats de recherche Twitter.
Vous le savez sans doute, j’ai lancé une série sur Wikio. J’ai donc créé une page de recherche avec ce mot-clé sur TweetDeck (ce qui peut être fait avec d’autres outils, version web comprise).
Depuis peu, je teste Tweetbeep, un service qui est basé sur la fonction "search" de Twitter, mais donne la possibilité de configurer plus précisément sa recherche et surtout de recevoir un mail quotidien (ou horaire) des résultats. Ainsi, Tweetbeep me permet de ne voir que les résultats en français. Si je le voulais, je pourrais aussi m’abonner à ces résultats par RSS.
C’est ainsi (et avec Google en complément), que j’ai tweeté la publication des exclus du classement Wikio en début de mois.
Il me suffit de ne consulter que cette page pour savoir tout ce qui s’est dit sur le sujet, et ceci quel que soit l’émetteur.
Un petit coup d’œil vite fait sans se laisser distraire par la timeline, c’est efficace. Limité, voire frustrant, mais efficace.
— Twitter ne se fait pas oublier… mais on pourrait croire que je vous oublie, et je pourrais vite me faire oublier !
Toutes ces pratiques, j’y ai eu particulièrement recours ces derniers temps, à cause d’un manque de disponibilité chronique. Bien sûr, ce manque de disponibilité a aussi ralenti mon rythme de publication ici.
Résultats :
- une timeline qui ne me ressemble pas tout à fait : froide et impersonnelle (exception faite des mes "bienvenues"), axée sur du contenu et bien moins sur l’échange !
- une baisse de la fréquentation du blog, de ses commentaires, et des liens vers lui.
Mais surtout :
- le sentiment d’un manque, celui des échanges sur Twitter, cette chaleur humaine bien que virtuelle qui apporte découverte, distraction, partage, complicité parfois,
- la crainte que la gestion de mes priorités ne m’ait conduite à me transformer en "Twitter snob", qui soliloque dans son coin sans prendre la peine de faire un petit coucou aux copains.
Ce ralentissement et cette rationalisation quelque peu involontaires de Twitter m’amène à une conclusion : en ce qui me concerne, Twitter, c’est définitivement plus qu’un simple outil de veille et de publication d’informations.
Que cela le soit pour certains ne me pose pas de problème. Mais personnellement, j’entends bien tirer parti de cet outil pour entretenir des liens qui soient autres que "utilitaires", même si en ce moment cela ne se voit pas !
Derrière le témoignage qui pourra intéresser tout le monde, ceux à qui s’adresse en particulier ce billet se reconnaîtront. Je voudrais qu’ils sachent que ma manière de bloguer et de tweeter en ce moment ne me satisfait pas pleinement, mais qu’elle est faite de compromis… notamment avec les contraintes de la vie hors web.
Soyez patients, j’ai plein de brouillons (inachevés) en réserve : tout ceci retrouvera de la consistance, du dynamisme et de la joie sous peu, j’en suis certaine !
> Voir aussi :




[...] This post was mentioned on Twitter by See Mee, Giuseppe Gaffner. Giuseppe Gaffner said: Bine pensé, à lire, comme d'hab RT @BlogExperience Etre sur #Twitter sans y être http://bit.ly/6m1H2E #BExpce [...]
Je suis un vieux twitteur (juillet 2007) et depuis quelques mois Twitter s’emballe avec plein de nouvelles personnes. Il faut éviter d’y perdre du temps et surtout éviter d’y débattre : les mots s’envolent et s’emportent (en gros : on s’engueule vite et ça ne sert à rien).
@Nicolas : Hum, si je faisais mon Nicolas, je te dirais que ton commentaire est quelque peu hors sujet…
Mais je vais tout de même essayer d’identifier le lien : Ta notoriété et ton habitude de ne pas mâcher tes mots font que tu es plus souvent sujet à des attaques personnelles. Du coup il y a plus souvent des périodes où tu "boudes" Twitter, est-ce à cause de cela ?
Après avoir été trèèès rétive, je suis devenue utilisatrice assidue, et là j’essaie de rationaliser ma présence, sinon, ça devint du tchat…
See Mee,
Je ne suis pas très hors sujet… Tu verras quand tu auras le blog number one des geeks !
@Nicolas : ça en fait beaucoup à détrôner, cela, et en plus mon blog n’est pas du geek pur jus… A moins que Wikio me crée une catégorie sur mesure ?
@Océane : Cette question de l’utilisation de Twitter comme un outil de tchat mériterait un billet à part entière ! En tout cas, même sans rationaliser, il est certain qu’il convient de trouver un juste milieu, sinon l’outil risque de se saborder.
Merci d’être passée
Twitter est tellement bizarre qu’on ne sait pas toujours pas comment le prendre. Parfois, on s’emmerde un max, et parfois on est illuminé par les infos et l’interactivité. C’est comme toute chose, faut savoir prendre le bon et mauvais pour avoir le meilleur.
Il est certain qu’on n’a plus beaucoup de temps pour autre chose, notamment le blog, mais on se débrouille quand même. De plus, créer une conversation sur un seul sujet peut être difficile, et vaut mieux utiliser le blog. Personnellement, Twitter m’inspire beaucoup pour de nouveaux billets.
Twitter c’est un peu tout ça. En fait je ne comprends même plus pourquoi on disait site de micro-bloging…
Perso, je ne sais toujours pas comment qualifier Twitter… Tout dépend vraiment de l’utilité que l’on en a et de l’usage que l’on en fait.
Vu que je suis nouveau dessus, je l’ai utilisé avant tout comme un moyen d’information. Ce soir, j’ai découvert qu’on pouvait réellement communiquer directement presque comme un tchat classique et là ça devient terriblement chronophage (déjà que prendre le temps de lire tout ce qui est intéressant comme liens dans la timeline peut durer un bon moment).
Quand je vois déjà le temps que j’y passe quand dans la journée j’ai un temps mort et mon iphone, dieu seul sait comment ça va évoluer
@Achille52 : J’ai aussi constaté une certaine irrégularité dans l’intérêt de la TL. Pour ce qui est de l’interactivité, je la rencontre le plus souvent quand je passe une soirée à y dire des conneries ! Ça répond bien dans ses cas-là.
@Ferocias : pour les trucs nouveaux, on a tendance à chercher un nom qui fasse référence à ce qu’on connaît.
@Skalp : Les usages peuvent être multiples, selon la disponibilité, l’humeur, et la nature des relations que l’on entretient avec ceux qui y sont présents à ce moment-là.
Tu as eu un exemple hier soir de mon comportement sur Twitter qui n’est pas la recherche d’information, ni une communication élaborée.
Cela fait un bien fou, c’est comme passer une soirée chez les copains : compte-on son temps dans ces cas-là ?
Mais évidemment, on ne passe pas toutes ses soirées avec les copains : on travaille aussi, on lit, on mange, on dort. Pareil pour Twitter : on y puise des ressources utiles, on lit les contenus liés, on se nourrit de contacts… et parfois on n’y est pas !