6 trucs pour optimiser une rencontre IRL

Convivialité

Convivialité

Vous avez peut-être lu ma série sur la rencontre IRL, et sans doute vous êtes-vous demandé comment cela s’était passé et ce que j’avais à en dire ?

Il serait tout de même dommage qu’avec la ligne éditoriale que je me suis donnée je n’évoque aucun des aspects de cette expérience !

Certes. Toutefois, faire un point précis sur les hypothèses que j’avais formulées me pose un problème.

Cela nécessiterait de vous faire part de mes représentations sur les gens que j’ai rencontrés, et vous comprendrez j’espère que ce soit une tâche délicate que je n’ai pas envie d’exposer sur la place publique. Cela m’appartient, et cela leur appartient également.

Pour ne pas me contenter de vous dire platement que c’était super, j’ai donc essayé, dans mon soucis de perfectionnement (on ne me refera pas !), d’identifier les conseils que je donnerais à toute personne se préparant à la rencontre d’un groupe qu’il ne connaît que via les réseaux sociaux.

Et si c’était à refaire, quelles leçons tirerais-je de cette première expérience ?

Chaque situation est bien entendu singulière, mais voici tout de même ce que ces trois rencontres* m’ont inspiré, du point de vue de l’organisation et du relationnel.

1. Arriver à l’heure

Je suis arrivée en retard à deux des rencontres ! Outre l’impolitesse inexcusable, cela ne facilite pas l’entrée dans la relation :  cela interrompt les conversations qui ont déjà commencé, et cela peut nous avoir fait manquer les premières présentations. On peut se retrouver avec la désagréable sensation d’arriver comme un cheveu sur la soupe.

Mauvais démarrage, rattrapable, certes, mais qui freine la cohésion du groupe.

Tout le monde n’a pas un téléphone connecté au web : ne pas compter comme je l’ai fait sur un tweet pour prévenir de son retard. Sans parler du fait que, une fois réunis, les premiers arrivés vont naturellement se lancer dans la conversation : rien de tel pour la freiner que de passer son temps à vérifier si on a un signe des retardataires.

Avoir échangé des numéros de téléphone, au moins entre quelques personnes, permet de signaler plus facilement un retard.

Avis à ceux qui changent d’avis à la dernière minute et qui décident de ne pas venir : autant prévenir, cela évite d’avoir des convives les yeux braqués sur leur mobile, rédigeant des messages pour réclamer l’absent et guettant les réponses !

2. Se donner des signes de reconnaissance

A mon premier rendez-vous j’avais très peu d’indices sur l’apparence physique de ceux que j’allais rejoindre, et eux n’en avait quasiment aucune sur la mienne (on peut pas dire qu’un gros plan de mon œil aide à me reconnaître, et c’est bien le but !).

J’ai tourné en rond dans un café qui ne devait pas contenir plus d’une quarantaine de personnes. Ceux que je devais rejoindre m’ont vue passer, ont hésité, mais n’ont pas osé me demander si c’était eux que je cherchais !

J’ai envoyé des appels au secours via Twitter, mais ils n’ont pas pensé à regarder la TL. Je n’avais envie que d’une chose, après 1/4 d’heure de ce manège : tourner les talons, en me maudissant de n’avoir pas anticipé la situation, en ayant indiqué la couleur de mon sac, par exemple (il était rouge, très voyant !) ou tout simplement demandé un ou deux  numéros de téléphone.

Heureusement, j’ai fini par en reconnaître un (merci à lui d’avoir truffé sa page Facebook de photos !), et finalement je n’ai pas eu de mal à m’intégrer.

3. Bien choisir le lieu de RDV

S’entasser sur des banquettes, c’est pas trop grave, ça rapproche ! Mais quand le lieu est trop exigu, ou trop bruyant cela peut mettre mal à l’aise certaines personnes… quand celles-ci ne vont pas carrément s’installer ailleurs !

Si le lieu n’offre pas assez de places assises pour un groupe, se pose la difficile question de savoir où installer les derniers arrivés… lesquels vont être mal assis, trop loin des autres, et risquer de se sentir moins bien accueillis.

Il est donc important de prévoir un lieu qui soit assez vaste ou pas trop fréquenté à l’horaire choisi, avec une ambiance sonore qui n’empêchera pas la conversation. Pas facile quand on n’est pas du coin, mais au moins faut-il préciser ces critères à ceux qui seront en mesure de faire des suggestions !

4. Ne pas être trop nombreux

Y a-t-il un nombre idéal de convives ? D’après l’expérience que j’ai vécue, je dirais que 6 serait un maximum. Au-delà, impossible d’entendre ce que disent les autres au bout de la table (pour moi ce serait même moins, étant donné que je suis un peu dure de la feuille…).

De ce fait, à plus de 6, le groupe a tendance à se diviser en sous-groupes qui vont avoir du mal à communiquer entre eux, une fois lancés dans leurs conversations respectives.

D’une certaine manière plus nous sommes nombreux, moins nous sommes capables de nous intéresser au même sujet de conversation, et moins nous prêtons attention aux plus discrets. Dans un petit groupe, les a parte se remarquent davantage et ont tendance à être plus brefs, alors que dans un groupe plus important, ils tournent vite en discussions parallèles.

De plus, si certains se connaissent déjà, ils vont avoir tendance à parler entre eux et auront plus de mal à s’intéresser à ceux qui leur sont inconnus. Quoi que. Ma dernière rencontre était dans cette configuration : le savoir-vivre et l’ouverture aux autres de mes compagnons ont grandement favorisé mon intégration au sein de leur groupe !

5. Bien réfléchir avant de réunir des gens qui ne se connaissent pas

Je crois que j’ai été un peu optimiste, sur ce coup-là, en voulant réunir certaines des personnes dont les tweets me réjouissent le plus lors de mes soirées sur Twitter.

L’unité de la timeline que j’ai sous les yeux m’a fait oublier une chose (enfin, je le savais mais je n’en avais pas pris la mesure) : toutes ne se connaissent pas. Et ce n’est pas en une heure ou deux que l’on peut vraiment construire une passerelle entre elles, alors que moi j’ai mis des semaines, voire des mois, à les découvrir.

J’ai présupposé que, les invitant ensemble, elles auraient la curiosité de se suivre mutuellement. C’est ce que je fis notamment en apprenant l’avant-veille qu’une autre personne allait se joindre à nous. Je l’ai followée immédiatement, je suis allée jeter un coup d’œil sur son blog. Cela m’a permis de me rappeler que j’avais lu ses commentaires sur des blogs amis : elle ne m’était donc pas tout à fait étrangère, et j’ai du coup eu plus de facilités pour échanger avec elle.

Mais les autres n’ont pas eu cette démarche, ce que je comprends tout de même, car je ne prétends pas que la mienne convienne à tout le monde. Il faut avant tout que l’envie soit au rendez-vous.

Et quand bien même ! Je ne me suis pas trop posée la question de savoir si elles se trouveraient des affinités. Ce n’est pas parce que l’on partage la pratique du blogging et l’usage de Twitter que l’on va forcément trouver des choses à se dire… ou ne serait-ce qu’être à l’aise pour démarrer une conversation entre parfaits inconnus.

Pour ce soir-là, la réunion de personnes qui se connaissaient déjà en sous-groupe, mais pas du tout dans la globalité, n’a pas facilité les choses. Je ne me suis pas sentie trop capable de faire le lien entre elles.

6. Se présenter les uns aux autres

Une sorte de rituel d’accueil me semble nécessaire, l’idéal étant qu’il s’établisse naturellement… et, que les conditions que je viens d’évoquer soient réunies pour ce faire (ponctualité, lieu, nombre de personnes, envie de se connaître…).

Dans l’idéal, dès le départ, les personnes qui se connaissent le font savoir, et se présentent mutuellement, tout en se montrant disponibles pour les autres.

On s’amuse ensemble à mettre un nom sur un pseudo, et à remplacer l’avatar par un visage. On fait la relation avec des informations dont on dispose (“c’est bien toi qui a parlé de ceci sur ton blog ?”), on essaie de se remémorer des anecdotes, on parle de connaissances communes…

Éventuellement, on échange quelques infos personnelles, on dit d’où l’on vient, à quelle occasion on est dans cette ville, on précise à quelle heure on a un impératif pour partir.

Et la conversation peut commencer, tout naturellement, nous donnant parfois l’impression de nous connaître depuis longtemps, presque intimement…

* Un grand merci à (dans l’ordre des rencontres et dans l’ordre alphabétique) :

Fleur de bithume, Frichtre, Julie adore, Louise imagine, Marie, Twitchaiev,

La grande Manu, Mademoiselle Sarah, Mlle Jones, Nicolas, Ptite Sayah et sa copine, Sandrine et son meuri

Bougrenette, Fiso, Gee mee, Gicerilla, Oh!

12 réponses à 6 trucs pour optimiser une rencontre IRL

    • See Mee dit :

      @Océane : Oui en même temps, comme je l’ai précisé, ceci est, comme il m’arrive souvent de le faire, une focalisation sur les aspects les plus négatifs, histoire d’en tirer des enseignements. Mais est-ce une raison suffisante pour se terrer chez soi, hein ? ;-)
      Tu ne perds rien pour attendre, je compte bien te rencontrer un jour : on commencera par un tête-à-tête !

  1. Nicolas dit :

    Quoi ! T’as fait une soirée avec Fiso et Oh!91 sans me prévenir ! Je ne savais même pas que tu les connaissais… Fiso est une bonne copine. On a d’ailleurs rendez-vous ce soir, à la Comète !

    Sur le fond, il y aurait beaucoup à dire. Tu dis des choses vraies mais je n’en tire pas nécessairement les mêmes conclusions… Par exemple, sur “bien choisir le lieu”. On n’a pas eu de chance, c’est tout ! Si tu veux que tout soit parfait, ça manque nécessairement de spontanéité.

    En outre, on ne peut pas forcer les gens à être amis entre eux… malgré eux. Comme je connaissais déjà Manu, Sandrine et son meuri, c’est “normal” qu’une partie de la discussion se déroule “entre nous quatre”. C’est humain. Tu n’y feras rien.

    Mais je suis d’accord : 6 est un nombre maximum de gens si tu veux discuter, par contre, ça manque de “panache”.

    Enfin, puisque tu fais des critiques, je vais en faire une autre. Le samedi n’est pas nécessairement la bonne journée pour organiser des soirées, contrairement à ce qu’on pourrait imaginer. Je crois que l’idéal c’est le jeudi (tout le monde s’en fout d’avoir la tête dans le cul le vendredi). Le samedi est le jour de la famille… Les parisiens passent énormément de temps dans les transports en commun alors me taper une heure en plus, un samedi, n’est pas réjouissant !

    • See Mee dit :

      @Nicolas : Ben oui, Oh!91 est un des tous premiers blogueurs que j’ai découvert, et de fil en aiguille — pardon, de liens en liens ! Fais une bise de ma part à Fiso, je ne la connaissais pas avant, mais je l’ai beaucoup appréciée.

      Pour le reste, hé bien, je ne souhaite pas que tout soit parfait… mais tout est perfectible !
      En ce qui concerne le jour, ces rencontres réunissaient certaines personnes de province (dont moi) et Doodle a été utilisé pour trouver le créneau qui convenait au maximum de personnes, rappelle-toi.
      Mais j’ai bien l’intention de te revoir, et sur tes terres du Kremlin-Bicêtre si possible !

  2. emanu124 dit :

    Guide de survie oh combien utile !!

  3. Eléonora dit :

    J’ai fait 3 rencontres IRL et c’était sympa car c’était sur les lieux des vacances. Mais la distance est là et on ne se voit pas..dommage !

  4. See Mee dit :

    @Emanu124 : Tu fais partie de ceux que je n’ai pas pu découvrir vraiment, on fera mieux la prochaine fois, promis !

    @Eléonora : Les vacances, tiens, je n’y aurais pas pensé. Faut que je me renseigne sur ceux de mes contacts qui habitent sur le sud-ouest de la Corse !

  5. Skalp dit :

    Je me suis jamais organisé pour une IRL (je dois en faire depuis 1996) et c’est ça que j’aime… Aucune organisation, me suis tapé le train Quimper – Montpelllier je savais à peine qui j’allais voir (jme souvenais vaguement d’une tête) et je devais rester genre 1 soirée, j’y ai passé 1 semaine…

    Je pense qu’il faut laisser aller les choses, tout se fera naturellement (présentation, sujets, etc.) et y’a toujours et perpétuellement quelqu’un à la bourre… Dernière IRL en date (y’a 15 jours), on était 3 à la bourre (mais on était ensemble), 2 en avance et 2 à l’heure. Aucun lieu choisi, alors on a découvert un super pub grâce à l’une des personnes et on a notre super banquette. Ce qui devait durer 2 heures a duré 9 heures (après midi + soirée complète)

    J’apprécie aussi les grosses IRL à 15+. Bien entendu des groupes se créent mais c’est toujours agréable. IRC c’était l’idéal pour ça !

    [et tu m'as unfollow sur Twitter et jsuis triste !]

  6. See Mee dit :

    @Skalp : C’est à n’y rien comprendre, je n’ai unfollowé personne ! Je pratique assez peu cette chose, et surtout pas avec les copains !

    Bon sinon, tu as raison, bien sûr, c’est bien quand ça s’improvise, j’aime bien cela aussi, même si cela m’arrive plus souvent IRL. ;-)
    Mon retard du 1er soir n’a pas eu de conséquences, mais celui du second, je pense que si. J’ai été un peu frustrée de quelques cafouillages qui n’ont pas permis de retrouver l’ambiance que j’avais vécue sur Twitter, mais c’est comme tout, cela n’a rien irrémédiablement grave. Ce n’est que partie remise !

  7. Social comments and analytics for this post…

    This post was mentioned on Twitter by BlogExperience: 6 trucs pour optimiser une rencontre IRL http://minu.me/1vg6 #BExpce…

  8. Otir dit :

    Pour moi qui habite de l’autre côté de l’Atlantique, je peux dire que les rencontres IRL de gens que j’ai connus via Internet, je pratique depuis 1998, et j’ai vraiment tous les cas de figure, y compris la semaine passée chez une inconnue avec mes deux enfants (à l’époque en bas âge) sous le bras, c’était épique à souhait (avec des biens et des moins bien, mais quand on a fait huit heures de route on ne repart heureusement pas à la première mauvaise impression).

    Je ne compte plus les gens qui sont devenus des amis de très longue date alors que je les ai connus via le web, que ce soit sur un forum, dans une liste de discussion spécialisée, ou plus tard, via les réseaux sociaux.

    Pour rencontrer les blogueurs, désormais je prévois toujours de me réserver, si ça coincide avec mon passage par Paris, le mercredi soir pour aller au Paris-Carnet.

  9. See Mee dit :

    @Otir : “Je ne compte plus les gens qui sont devenus des amis de très longue date alors que je les ai connus via le web” : J’espère bien que je pourrai en dire autant, dans quelques temps !

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