Ça vous est sans doute déjà arrivé d’avoir envie de vous moquer d’un truc que vos avez lu chez un confrère blogueur, hein, avouez ?
Eh bien, c’est ce qui vient de m’arriver. Enfin, l’inverse : on s’est moqué d’un truc que j’avais écrit. Avec citation, mais pas de lien vers mon blog.
C’est Nicolas qui a attiré mon attention dessus, dans un billet où il regrette que l’on s’en prenne au blogage convivial et interprète la critique qui m’est faite de la manière suivante : j’ai été choisie comme illustration pour dire que les blogueurs se la pètent entre eux.
Alors, est-ce que je me la pète ? Si vous avez suffisamment connaissance de mes écrits pour pouvoir l’affirmer, je vous en prie, dites-le… mais pas n’importe comment !
Le billet du “moqueur”, Philippe Méoule, n’a pas manqué de soulever cette question : dois-je répondre à ce qui, sous couvert d’une réflexion amusée, ne peut que me discréditer aux yeux de ceux qui n’iront pas chercher plus loin ? Et comment prendre la critique ?
Une précision : Comme j’aime me torturer les méninges au sujet de mes expériences de blogueuses et en témoigner sur ce blog, j’ai écris ce billet. Puis je l’ai laissé en suspens car j’attendais une autorisation pour une illustration (faute de réponse, j’ai laissé tomber). Pendant cette attente, Philippe s’est manifesté d’une manière amicale, se disant sincèrement désolé. Je ne suis moi-même pas fâchée, tout est pour le mieux !
L’affaire est close, donc, mais je tiens tout de même à vous faire part des réflexions que cela a suscité. Je n’ai rien retouché, ce n’était pas nécessaire.
— Réagir en vaut-il la peine ?
Si je me prêtais au cynisme, je lancerais la machine à sarcasmes pour me réjouir de l’importance que me donne ce blogueur en attirant l’attention de ses lecteurs sur moi.
Si j’étais caractérielle, je sortirais la hache de guerre, je m’échinerais à défendre bec et ongles ma réputation, si possible en maniant un humour assez corrosif pour le discréditer.
Si j’étais d’humeur tatillonne, j’essaierais de démonter le discours de ce quasi-inconnu (je ne le connais que par un commentaire qu’il a fait sur mon blog) qui me prête des intentions sans chercher à voir plus loin, afin de lui démontrer qu’il se trompe, que je ne suis pas “comme ça”.
Ce serait dans tous les cas me tromper, je crois.
“L’affront” est somme toute assez léger, son auteur semblant même après coup en vouloir amoindrir la portée (“ce billet est plus de l’humour qu’autre chose“, ce qui ne me convainc pas, mais passons).
Une attitude vindicative de ma part ne mènerait nulle part : on sait que dans ce genre de situations où l’ego est en jeu, cela peut vite prendre des proportions exagérées. Évitons de transformer le simple critique en troll !
En guise de réaction, j’ai donc opté pour la demi-teinte, en rebondissant sans animosité sur un commentaire de Philippe chez Nicolas, à propos de ce qu’il dit ne pas être une attaque. Histoire tout de même de lui faire savoir que, malgré l’absence de lien vers mon blog dans sa citation, j’en avais pris connaissance, et lui signifier qu’il n’était guère plaisant à mon goût, mais sans conséquences.
De plus, même s’il ne le dit pas d’une manière très diplomate à mon égard, même si je ne crois pas être l’exemple le plus symptomatique de ce qu’il critique, et même s’il ne s’appuie pas sur une argumentation très développée… Philippe soulève tout de même une question intéressante dans le fond ! Je n’aurais pas rechigné au débat s’il s’y était pris autrement.
— Critiquer, oui, mais comment ?
Je suis moi-même parfois saisie de la tentation de me moquer des attitudes de certains. Il m’est d’ailleurs arrivé de relever des propos qui me semblaient symptomatiques des travers de notre société, aux dépends (dans le sens où je leur ai donné une relative visibilité) de celui qui les avait exprimés (je vous laisse retrouver où, en vous souhaitant bon courage, car je crois pouvoir avancer que j’y ai recours avec circonspection).
L’esprit des blogs permet voire favorise la spontanéité, et c’est tant mieux, mais peut-on pour autant s’y livrer sans modération, quand cela implique d’autres personnes ? J’essaye de ne jamais oublier que c’est un espace public : ce qu’on y expose n’est pas réservé qu’à un cercle d’habitués, et une bévue ne sera pas sans conséquences.
En règle générale, passé l’impulsion, je fais machine arrière. Je me raisonne en me disant que je peux tout à fait aborder ces sujets sans focaliser la critique sur un bouc émissaire. D’ailleurs ne sommes-nous tous humains et imparfaits, moi la première ?
Si je tiens une magnifique illustration, j’essaye de me mettre à la place de la personne incriminée : comment moi-même supporterais-je que l’on me renvoie publiquement à la face mes erreurs, mes maladresses, ou tout simplement des opinions ou attitudes qui forcément ne peuvent pas plaire à tout le monde ?
Ma foi, je ne rechigne pas à subir quelques piqûres d’avertissement amicales qui me signaleraient que j’en fais trop, mais dans quelles limites ? Et venant de qui ?
Autres choses que j’essaie de prendre comme repères si la critique de quelqu’un me vient à l’esprit : Suis-je vraiment convaincue du bien-fondé de ce que j’avance ? Selon mon échelle de valeurs (que j’espère pas trop naze), mérite-t-il vraiment cette critique ? Et serais-je capable de lui exprimer mon avis les yeux dans les yeux ?
Dans ces cas-là, j’embraye sur une autre question : comment le lui dirais-je, quels mots choisirais-je si je voulais rendre mon opinion acceptable à ses yeux ?
Se poser toutes ces questions, je vous garantis, ça dédramatise le truc qui nous a fait bondir au départ. On se sent plus calme et plus tolérant, et on peut enfin commencer à construire au lieu de casser.
— Ne pas se laisser atteindre dans sa dignité
Sans doute aussi puis-je me permettre ce raisonnement parce que je suis très peu sujette à des agressions : plus on est exposé, plus on trinque. Je comprends que Nicolas soit lassé de servir de dérivateur pour tous ceux qui voient en lui un “bon client” à invectiver.
Mon propos n’est pas de justifier que l’on se laisse marcher sur les pieds docilement (que ceux qui sont armés pour batailler se défendent !). Il n’est pas question de cela, mais plutôt d’encourager ceux qui se sentent trop facilement touchés à prendre de la hauteur. Avoir des réactions excessives donnent aux “agresseurs” encore plus de pouvoir sur soi.
Une astuce que j’emploie pour désamorcer l’agressivité qui me monte au nez : je remplace le “je vous emmerde” qui me vient d’abord à l’esprit par un simple “et alors” ? Ça n’a l’air de rien, cela veut dire au fond la même chose, mais ça change tout !
Ils ne sont pas d’accord ? Après tout, c’est leur droit. Ils s’y prennent mal pour le dire ? Ce sont eux qui exposent leurs faiblesses, laissons pisser ! Leur stratégie est de se jouer de nous pour servir leur égo à eux ? Essayons de faire en sorte de ne pas entrer dans leur jeu, surtout si l’on ne se sent pas assez outillé pour lutter ! Ils mettent vraiment en danger notre réputation ? Rectifions le tir sans trop en faire…
— Ne pas sombrer dans l’intolérance
En revanche, s’ils ont des arguments, s’ils les avancent en me respectant, alors débattons ! Ce qu’ils ont à dire va peut-être nous offrir une occasion de grandir. Sur quoi s’appuient-t-ils, qu’est-ce que leurs représentations peuvent nous apprendre sur soi, sur ce que nous donnons à voir ? Avons-nous déjà reçu d’autres signaux de la sorte ? Et s’ils étaient justifiés, malgré le déplaisir que nous éprouvons ?
Ne croyez pas, je vous prie, que je veuille me parer d’angélisme : je suis sensible comme tout le monde, et évidemment subir une critique me déplait. J’en ai beaucoup reçu dans mon jeune âge, mais (pas si rarement que cela) à juste titre, à cause… de mon impulsivité et de mon mauvais caractère, figurez-vous ! Il a bien fallu apprendre, car ma socialisation laissait à désirer. C’était cela ou m’éloigner inexorablement des autres. Et puis, on mûrit, on apprend à composer, et finalement à aimer les autres avec toutes leurs faiblesses… parce que l’on a beaucoup appris sur les siennes !
Je crois que ce qui est primordial, dans tout antagonisme, est d’être capable d’exprimer son avis tout en préservant la dignité de celui avec laquelle on est en désaccord. J’espère éviter autant que possible les jeux de pouvoir, car sinon, ça part vite en sucette. D’ailleurs, ai-je quelque chose à prouver ?
Et vous, comment réagiriez-vous en pareille situation ?
PS : En écrivant à cela, j’ai pensé à des copains (et je ne vise pas Nicolas en particulier !) au sang chaud que j’ai vu s’énerver publiquement contre quelqu’un. Ne croyez pas que je veux les “moraliser”, parce qu’en fait, je les aime aussi pour leur tempérament de feu… Les imperfections donnent à l’humain toute sa saveur !
> Illustration : Extrait du billet qui parle de moi chez Phippe Méoule.


Laisse tomber. Tu es une princesse tu es au-dessus de ça..
La blogo adore les polémiques.
Il est bien ton billet… Je crois qu’on est de toutes manières toujours le con de quelqu’un… Déjà ça relativise beaucoup de chose.
J’ai aussi été attaqué, par des gens qu’en plus je n’apprécie pas forcément. Ca énerve, ça fout en colère, ça donne envie d’une rencontrer en face à face pour voir si le petit lache en face est capable de dire ces mêmes choses en face.
Et puis après, tu as raison finalement avec ton “et alors ?”. Est ce bien important ? Sont ils vraiment important ?
C’est vrai qu’on défend une manière de concevoir les blogs, de faire du blog. Une manière qui privilégie le plaisir, l’échange. Doit on ainsi s’emmerder avec des gens avec qui on n’a pas forcément envie de partager beaucoup de choses ?
J’ai une certaine admiration pour Nicolas, qui arrive à rester assez classe et digne face à tous ces seaux de cacas mous que certains jouissent d’un certain plaisir de lui envoyer à la figure… Sang chaud oui sans doute, mais avec quand même une certaine classe je trouve…
C’est vrai que c’est pas évident…
Alors pour répondre à ta question, perso j’ai tendance en ce moment à essayer d’ignorer. Parfois les types te linkent et grace à Wikio tu le vois, parfois pas et c’est plus insidieux. Mais bon dans ce cas, est ce que ça vaut le coup de répondre publiquement ? Personnellement, je n’ai pas fait…
Par contre, j’efface systématiquement certains commentaires de certaines personnes chez moi. Je suis chez moi, pas envie de me faire emmerder par ceux qui balancent du caca karchérisé…
Bon courage en tous cas. Et gardons le plaisir…
Je pense comme Manu : laisse tomber. Et surtout évite de faire de la pub à ces personnes.
Tu as tout mon soutien.
@Emanu124 et @Madame Kevin : Le conflit n’a en fait pas eu lieu. J’ai surtout rebondit sur cette occasion pour parler d’une chose à laquelle tout blogueur est confronté un jour ou l’autre.
D’un certain côté la critique est aussi le signe que le blog est tout sauf fade, n’est-ce pas Mesdames ?
@Falconhill : “On est toujours le con de quelqu’un” : bien résumé ! Nicolas est le con des certains avec beaucoup de panache, je te l’accorde (euh, classe, pas toujours, mais c’est aussi pour cela qu’on aime !).
Pour l’instant je n’ai pas eu à censurer, mais je ne dis pas que je le ferai jamais, car je suis d’accord avec toi : il y a des limites.
Jamais encore été confronté à ça mais ça arrivera forcément un jour. Dans ce cas respirer un grand coup et éviter de se lancer dans une joute sans fin par billets ou commentaires interposés qui au final nuisent surtout au lecteur non blogueur qui n’a cure de querelles d’initiés.
Facile à dire, difficile à faire, l’humour reste souvent une arme imparable.
J’ai vu passer ce billet aussi et je n’ai pas réagit en bon opportuniste puisque j’y ai le beau rôle et surtout qu’il me place un lien (pas terrible sur une page de search mais bon) Étant donné que par ici l’analyse est remise sur le tapis et pour ceux qui auront lu le billet en question, je tenais à préciser que je ne suis pas du tout celui qu’il croit : je ne suis pas blogueur influent dans le sens où les agences de com’ et les réseaux sociaux l’entendent, je l’ai déjà assez écrit. Après il est clair pour moi que certains copinages et renvois d’ascenseurs se font naturellement sur la toile. Et une particularité de Seemee comme de Tribords, c’est que justement nous mettons en lumière les initiatives des blogueurs. J’écrit très souvent pour annoncer le lancement du nouveau projet de tel ou tel blogueur. Et dans 100% des cas, je ne les ai jamais rencontrés IRL ! Voilà ma mise au point
Seemee : merci pour ce beau et intelligent billet. Il me fait avancer. La seule chose qui m’a poussé à écrire cet article est la nébuleuse narcissique(personnes et modalités), qui semble entourer le monde des blogueurs. Pour moi, le blog est d’abord un moyen d’information et de résistance politique et sociale. Le jour où j’ai écrit mon billet, tout cela devait m’agacer plus que de coutume, j’ai eu envie de provoquer et ton billet est passé à ce moment : c’est tombé sur toi, cela aurait ou être quelqu’un d’autre. Je reconnais volontiers que monargumention est pour le moins légère…
Je serai effectivement à la Comète le 11 juin… Tes commentateurs pourront me fustiger !
A mon âge, j’en ai vu d’autres !
J’ai eu du mal avec cet échange : j’ai procédé en allant d’abord lire le billet de Philippe Meoule à l’endroit où tu avais mis un lien vers icelui, pour revenir ensuite lire l’intégralité de ton billet.
Sans que cela fasse une critique sur la longueur de ton propos bien sûr, j’avoue que arrivée à la fin de tes arguments, j’avais déjà complètement oublié quelle était la thèse initiale de Ph. Meoule. Ce qui tendrait plutôt à dire l’insignifiance pour moi de sa critique, pour qu’elle ne m’ait pas semblé imprimer mon sentiment ou mon appétence pour une argumentation en bonne et due forme !
En résumé, je dirais que je trouve que tout cela est vraiment much ado about nothing (beaucoup de bruit pour rien).
Et quand Philippe écrit ci-dessus pour se résumer qu’il a écrit à propos de “la nébuleuse narcissique/…/ qui semble entourer le monde des blogueurs”, je suis tout de même obligée de lui faire remarquer qu’il lance un paradoxe glissant pour lui, parce qu’il a utilisé un blogue, en tant que blogueur lui-même, pour lancer cette réflexion.
Je comprends que l’on puisse vouloir utiliser son blog à des fins uniquement d’information et de résistance politique ou sociale, mais à ce moment là, on ne peut pas reprocher à d’autres d’utiliser l’outil à d’autres fins, fussent-elles considérées comme moindre à l’échelle de son propre narcissisme (), c’est comme si l’on considérait que le téléphone étant essentiellement un moyen de communication immédiate, on fustige tous ceux qui l’utilisent à des fins de bavardage qui s’éterniserait.
@Vlad : Oui, l’humour ! Pratique pour désamorcer… ou clouer le bec. Je ne suis pas douée pour trouver de brillantes réparties, mais certains sont des champions dans ce domaine.
@Simon : Chut, faut pas dire que tu n’es pas influent, ça peut toujours servir que donner cette impression.
@Philippe et @Otir : Je comprends le processus qui mène à exprimer un agacement, j’espère l’avoir fait comprendre dans mon billet. Je n’ai pas voulu me poser en moraliste, mais profiter de l’occasion qui m’a été donnée pour réfléchir à ce que pouvait impliquer ce genre de situation.
Cette critique (que j’ai moi-même qualifiée de légère) était juste un point de départ, conformément au principe de mon blog, qui est de rebondir sur des expériences de blogging.
@Philippe : J’espère bien que personne ne te fustigera, car ce ne serait pas mérité ! D’autant plus que ta réaction après coup t’honore.
Je ne serai pas à la comète le 11, mais t’inquiète, si on se croire un jour, c’est avec plaisir que je partagerai une bière avec toi !
@Otir : “Beaucoup de bruit pour rien” : aurais-tu vu cela comme un billet revanchard, polémique ? Si c’est le cas, c’est peut-être que je n’ai pas su amener la chose avec suffisamment de finesse… ou que ton interprétation dépasse mon intention.
D’accord avec toi pour rappeler que les blogs sont utilisés à des fins diverses… y compris pourquoi pas pour soigner son égo.
Narcissique ? ET ALORS ?
“Beaucoup de bruit pour rien” se rapportait surtout au billet initial. Le tien était plutôt une analyse de ta réaction au sien (celui de Ph. Meoule) et une occasion supplémentaire d’explorer des questions qui relèvent de l’objet de ton blogue, donc je ne pense pas du tout que tu aurais dû te sentir visée par l’expression.
Je n’imaginais pas que j’aurais appuyé sur un point encore sensible, et si je l’avais imaginé, je me serais abstenue de commenter, parce que je ne recherche rien en commentant, d’autre que de participer au cercle de ta réflexion qui est toujours très intéressante, sur l’objet du blogging.
Je poste à nouveau ce commentaire, parce que je serais désolée que tu sois personnellement sensible, au sens de douleur, que je perçois derrière les mots, le ton et la graphie de ta réaction.
@Otir : Ah ben tu vois, je ne sais pas pourquoi j’ai pris cela pour moi ! Peut-être à cause de la longueur du billet, qui est too much : j’ai bien conscience d’en faire des tartines, du coup le volume peut donner une envergure “sentimentale” malgré soi.
Et puis, j’ai peut-être un peu trop tendance à l’auto-critique, je rebondis (trop facilement ?) sur ce qui peut me faire progresser. Alors, ne sois pas désolée, et merci d’être revenue me dire tout cela !
Revue de liens #11…
Cette semaine, je me pose sérieusement la question de savoir si je vais continuer à donner des oignons à Wikio … Point de vue trafic, c’est presque aussi inutile que les bons conseils de tonton Matt, ce qui n’est pas peu dire ! A l’heure où la……
J’étais tombé sur son billet et j’avais d’ailleurs commenté. Il se réfugie derrière l’humour, bien qu’il y est sans doute le paramètre agacement, comme il le dit lui même ici.
Et quand je dis buzz en commentaire, j’avais finalement raison. Un si petit billet pour une si grosse “réponse”, ça montre clairement comment faire un buzz.
@Keeg : Comme je l’ai dit, ce fut pour moi une opportunité sans rapport avec le fond soulevé par Philippe. Si l’occasion m’avait été donnée avant de parler du fait d’être montrée du doigt, son billet n’aurait provoqué aucune suite chez moi.
Quand au buzz, je ne crois pas que l’on puisse le qualifier ainsi avec seulement 66 vues chez moi (et chez Philippe combien ?) !
BiBi n’est pas souvent d’accord avec toi mais il vient te lire souvent car il a toujours considéré que le désaccord poussait à mieux affuter ses propres arguments (et parfois à en changer la teneur). En toute politesse bien sur.( Je revendique la politesse et la cordialité).
BiBi s’est fait traiter de tous les noms par quelques bloggeurs ( il y en avait même un qui se vantait de n’avoir pas lu une seule ligne de BiBi et qui l’avait traité quand même de C.. Un autre, est allé beaucoup plus loin avec ce trou duc…(“Réponse-BiBi : à inscrire dans les… Annales”).
Ils se reconnaitront.
Au-delà de ton épisode personnel ( ce Philippe s’est expliqué avec toi – tant mieux) le problème que tu soulèves est sérieux car trop souvent les insultes pleuvent et chacun risque de ne plus y faire attention.
Ainsi, en commençant à bloguer, j’ai été effaré qu’on puisse traiter Nicolas (Sarkozy) de “nain”,et j’ai rappelé dans mes articles et com que ça commençait à bien faire car BiBi avait un grand ami nain.
Ou encore s’attaquer au physique des personnes ( c’est lamentable), insulter en titre de son billet une bloggueuse de Droite de ” connasse blogosphérique”.Etc. Car plus il y a d’insultes et moins il y a débat, moins il y a dialogue, moins il y a argumentation.
Bof, un agacé qui pense que lui est différent de tout ses blogueurs narcissiques
le fait même de donner son avis est un acte narcissique en soi, et tenter de se différencier des autres narcisse de la bloggo, est une douce plaisanterie…
Toi tu te la pètes, bien sûr
tu sais ce qu’il en est franchement… je comprends que tu te sois sentie attaquée, mais tu es largement au dessus !
Attends de te trainer un troll qui viendra trouver à redire à chacune de tes notes…
@Pensez Bibi : C’est dommage, Bibi ne n’as pas dit si souvent que cela qu’il n’était pas d’accord ! Nous aurions pu affûter nos arguments de concert… en toute politesse, c’est sûr.
En même temps, à lire Bibi (sur son blog ou ailleurs), je me sens parfois un peu perdue, car le style de Bibi a parfois des envolées qui sont difficile à saisir. Dans ces cas-là, de peur de ne pas avoir compris, je me tais.
Je me pose une question : est-ce que l’emploi de la 3è personne n’induit-elle pas un peu une certaine perception négative de Bibi ? Je comprends l’envie de se doter d’une marque de fabrique aisément reconnaissable, mais si celle-ci est nuisible à celui qui l’emploie, n’en vaut-il pas mieux changer ?
Pour ce qui est du supposé nanisme de Nicolas, je partage ton point de vue, et le fait que je connaisse aussi une personne de petite taille (ou que je ne sois moi-même pas bien grande) n’en est pas la première raison. Personne ne choisit son physique, et personne ne se résume à son physique.
Mais, malgré ce principe, j’essaie tout de même de relativiser l’emploi de formules à l’emporte-pièce, qui ne sont pas toujours l’expression d’un mauvais fond. J’essaie en tout cas de ne pas sur-interpréter.
Je crois aussi que la critique, selon la manière dont elle est formulée, engage mal la relation, ce qui est dommage car une fois que l’égo est touché il est difficile de revenir en arrière pour débattre plus sereinement, quelle que soit la pertinence du fond.
@Océane : Dans mes précédents blogs, j’étais complètement transparente, je ne disais jamais “Je”. Mes blogs étaient bien peu sociaux. Avec celui-ci, c’est tout le contraire ! J’expose à fond ma subjectivité. Et j’y ai gagné beaucoup de rencontres avec d’autres individus. Comme quoi l’égo est peut-être un bon moyen pour entrer en relation…
Le narcissisme peut se manifester de différentes manières, et j’espère faire en sorte que le mien n’écrase pas les autres. Egotique, certes, mais pas égoïste !
Pour ton troll, oui, je le vois, et finalement je trouve que tu le bichonnes bien !
Faut rester zen !
http://floreal.wordpress.com/2010/05/28/lol/
En toutes occasions…
@Nicolas : Impressionnant ! C’est clair que là c’est tellement gros que ça vaut même pas le coup de s’énerver… Mais en toutes occasion, dis-tu ? Allons !
1. Comment ça ? J’ai déjà dit ici mon sentiment sur Wikio et sur cette effarante addiction à son classement. Il suffit d’aller en promenade sur les Top Blogs de wikio pour voir ( et toujours être éberlué par) l’importance qu’on lui accorde : billets en nombre avant et après, inventaires et satisfecit etc. Servilité à un Maitre qui donne bons et mauvais points. Bouh. C’est dans ce sens que j’avais discuté les arguments de Jean Veronis ( et les tiens) qui disaient que ce Classement, finalement, c’était un peu de l’Amusement. J’avais soupiré : Oui – hélas – nous sommes à l’époque du Fun.”Amusez-vous bien ” avais-je rajouté.
2. Je suis aussi déjà intervenu pour dire ma désapprobation à insulter l’Adversaire (même le pire). Lorsqu’on parle,on peut vite s’échauffer ( on peut admettre) mais à écrire (dans un blog), avec le recul, la distance, les insultes sont inadmissibles.
3. Qui peut se targuer de tout comprendre ? Personne. Moi comme Toi. Tu te sens perdue dans quelques-unes de mes envolées ? Mais qui peut se targuer de comprendre l’Autre ? Personne. J’ai écrit il y a deux jours un billet “L’Enigme d’Autrui”. Sans la dimension humaine, très humaine du Malentendu, aucune relation vraie ne peut se nouer.
4. Hélas, on voudrait tout comprendre du premier coup. L’effort, l’acharnement à entrer et à visiter un territoire inconnu ne sont plus de mise. Qui t’empêche de venir écrire sur mon blog ce que tu ne comprends pas ? Si tu es intimidée, les raisons de ton silence t’appartiennent. Je n’ai rien à en dire.
5. Je te retourne la Question de l’Incompréhension : Imagines-tu tout ce que j’ai du m’appuyer, de tout ce que j’ai du assimiler pour comprendre les arcanes du Net, pour comprendre – un peu -tes articles, comprendre les mots “links” “blogroll” “troll” etc ? Dur, très dur labeur pour moi qui viens d’un autre horizon.
6. En effet, il y a deux ans, on m’a offert un blog clefs en mains. C’est comme si j’avais débarqué sur Mars sans carte et sans boussole. Et encore aujourd’hui, je me débrouille comme je peux. Et si j’écris à la troisième personne, c’est non pour faire briller ma marque de fabrique au-delà du minimum mais parce qu’il était écrit nulle part l’obligation de dire “JE” lorsqu’on est bloggeur.
7. J’ai quand même pris le temps de remplir sérieusement ton questionnaire, non ?
8. Révérence et à bibientôt.
[...] This post was mentioned on Twitter by dadavidov and Fabien Soyez, See Mee. See Mee said: Comment réagir quand un autre blogueur se moque de soi ? http://minu.me/2g7a #BExpce [...]
Bon, si vraiment vous avez besoin d’un troll, je peux voir ce que je peux faire, mon emplois chez Nicolas 1er me laissant pas mal de temps libre…
Sans vouloir me pousser du col, j’ai fait récemment un petit billet dont notre ami Philippe M. était le héros. C’est par là :
http://didiergouxbis.blogspot.com/2010/05/nous-zau-village-aussi-lon.html
Qu’est-ce que vous foutez ici, vous ?
Par ailleurs, vous êtes bien le premier à estimer que je ne fais pas assez de billet.
Ah ! Merde ! On va encore se faire engueuler pour notre numéro de duettistes.
Nicolas : de toute façon, quoi qu’on fasse ou dise, on se fera engueuler, alors…
D’autre part, je ne parlais pas du nombre de vos billets, mais de ceux, de plus en plus fréquents, avec lesquels je me trouve en accord : comment voulez-vous troller dans ces conditions ?
(On vire vraiment vieux couple, là…)
Qu’est-ce qu’on mange ce soir ?
Tiens ! Je viens de faire un billet fleuve sur PMA. Je ne vois pas ce que vous pourriez y troller, à part annoncer votre retour dans le quartier.
Impression de banquet d’Astérix, à la fin des commentaires. Le blogage développerait-il une hypersusceptibilité telle qu’il faudrait en faire des tonnes après une critique, somme toute, pas bien méchante ?
Le problème est que ce schéma peut se répéter à l’infini. J’ai moi-même vu des dizaines de blogueurs tous neufs arriver, constater une “cercle” déjà fermé, dont, par définition, ils ne faisaient pas partis. Et dont, ils se posaient immédiatement en “exclu”.
Ce qui n’est, chez des blogueurs qui se fréquentent quotidiennement, qu’une longue conversation à battons rompus est chez l’arrivant (l’exclu) un système de codes, de private jokes sournoises, et quand le tout est exacerbé par le classement wikio, cela façonne alors un monde fantasmé de “petits” contre une supposée “élite”.
Le blogueur produit alors une série de billets vengeurs contre “les grands blogueurs de ce monde” et leurs complots, blogueurs influents qui s’énervent et donnent en retour une visibilité inespérée pour le bizut qui n’en demandait pas tant. Le blogueur exclu fustige leur narcissisme, blessé dans son propre narcissisme candide qui signifie : “quand ils pensent à eux, ils ne pensent pas à MOI”.
Le commentaire de Simon en dit long : on lui prête une influence qu’il ne revendique pas, preuve que l’exclu brode hâtivement un rêve d’élite, bien avant de connaitre véritablement les personnages concernés.
Souvent, le blogueur exclu s’intègre, et devient un élément de ce cercle ouvert, il monte à Wikio, et se prend une attaque d’un nouvel obscur, et se montre le plus fervent défenseur du système inexistant qu’il a tenté de renverser.
Parfois, quand les classements et les influences se révèlent comme les illusions qu’elles sont, le blogueur ex-exclu est furieux, ils s’en prend à ces totems, avec la même virulence qu’il emploierait contre le Père-Noël découvrant soudain qu’il n’existe pas…
Voilà, donc quand ce schéma est reproduit des dizaines de fois, il y a quelque chose de mécanique et de déterministe qui est profondément agaçant.
D’accord avec l’analyse de Balmeyer…
Parler de blogage comme tu le fais c’est forcément un peu ridicule. Donc on se moque.
@Pensez Bibi : Oui, un point de désaccord qui se manifeste une ou deux fois sur un seul sujet, c’est ce que j’appelle “pas souvent” !
Quand au style Bibi, je crois qu’un mail sera plus opportun pour expliquer ma pensée.
@Didier Goux : hum, venir vous vanter d’un billet de ce type après ce que je viens de dire… je trouve cela de très mauvais goût. Permettez-moi de décliner poliment votre proposition de trollage.
@Suzanne : Prenez place ! Il y en a pour tous les goûts.
@Balmeyer : Merci d’avoir aussi justement décrypté les choses. Vous m’épatez. La prochaine fois, je vous embauche !
@Ferocias : Fais gaffe, je vais faire encore un long billet pour expliquer pourquoi ce que tu dis ne me vexe pas !
Ben merdalors, j’arrive après la bataille ! Le 11/06 tous sur Machin pour 1 bizutage en bonne et due forme (laquelle? j’sais pas moi)!
Je partage l’avis de pas mal de tes commentateurs. Notamment celui d’Otir.
La bise!
@Laurent : Ouais, tu me ramèneras une oreille… Mais… mais, tu en es, le 11 juin ? Oh misère, mais vous y serez tous sauf moi (et Ferocias) alors ?
Je découvre votre billet. J’avais vu les invectives, les réponses et le traité de paix ailleurs. Cela dit, j’ai été confronté à votre situation il y a quelques mois et franchement on me traitait de dinde sur un autre site. Et bien, figurez-vous que j’en ai ri. Mais vraiment. Pas un rire jaune. Pas un rire en demi-teinte genre “je fais celle que la bave du crapaud ne touche pas…”. Non un rire franc. Et puis par malice, j’en ai même fait de la publicité et mis un lien du blog qui me maltraitait. Masochisme penseront certains mais moi je ne souffrais pas. Car au fond, il faut prendre ces attaques avec recul et se dire que comme Falconhill le dit très bien “on est toujours le con de quelqu’un !”.
Alors, hauts les coeurs, SeeMee, ce ne sera pas la dernière fois.
http://dessensindecents.hautetfort.com/archive/2009/11/27/le-prix-de-la-dinde.html
(PS : je fais peut-être redite car je n’ai pas lu tous les comms)
@Gicerilla : Mais certainement, ce ne sera pas la première fois ! Et je ne prétends pas être à l’abri moi-même d’une maladresse ou d’un coup de sang, d’ailleurs.
Ce qui me frappe dans le court billet de votre détracteur, c’est qu’il dit le faire avec jubilation. Je me demande dans quels tréfonds glauques le plaisir de nuire à quelqu’un prend sa source.
Enfin, il a pas dû jubiler longtemps, ou alors il a pas trouvé d’autres dindes : sa catégorie est retombée comme un soufflé.
Bon j’arrive après la guerre mais petite expérience vécue qui m’a fait sourire :
un jour j’ai reçu un email insultant comme quoi je fricotais avec quelques blogs, qu’on était des pourris, qu’on se linkait réciproquement par intérêt et qu’on se connaissait donc forcément…
Ma réponse fut : jsuis au Canada gros malin… et j’ai passé un long mail (qui aurait pu faire un billet) à lui expliquer que des gens/blogueurs pouvaient s’entendre de manière naturelle et s’envoyer un lien une fois de temps en temps par respect et pour montrer que les billets sont appréciés chez l’un et l’autre. Ça a clôt la conversation.
Par contre, quand c’est un blogueur sorti d’on ne sait où, je ne sais pas trop ce qu’il cherche… une éventuelle reconnaissance ? il ne comprend pas qu’il faut être un minimum sociable ? Il a peut-être pris au pied de la lettre cet article au complet : http://www.keeg.fr/2010/03/10/22-conseils-pour-faire-connaitre-son-blog/
Sinon gros +1 balmeyer
@Skalp : Tu fricotes avec quelques blogs, toi ? Tu échanges des liens, toussa ? Beuark, espèce de dégoûtant…